Le nouvel élan du Musée
d'Art Naïf
Le Musée d'Art Naïf de Vicq a
réouvert ses portes. Neuf mois après sa fermeture
en juillet 2000, le musée accueille à nouveau
le public. Les derniers travaux de remise aux normes devraient
s'achever à la fin de la semaine. L'ouverture de deux
autres salles, d'ici à la fin de l'été,
apportera une touche finale.
L'Association du Musée International
d'Art NaÏf, présidée par le marchand d'art
Daniel Besseiche, a repris le bail. Elle devrait donner un nouvel
élan à la collection d'un millier d'uvres
réunies par Max Fourny, le fondateur du musée.
Son ambition : faire de Vicq le nouveau temple
de l'art naïf dans le département pour commencer.
Puis dans l'hexagone et sur la scène internationale avec
des expositions itinérantes.
Les projets foisonnent pour enrichir la collection
avec des artistes d'Afrique - peu représentés
- d'Inde, de Chine et de Russie.
Des projets pour enrichir la collection
« L'art naïf est un excellent
moyen d'aborder la peinture pour le public. C'est un support
magique, une passerelle vers l'imaginaire. Nous voulons montrer
que c'est un art de qualité, loin des stéréotypes
mièvres » explique Daniel Besseiche.
Il reconnait avoir eu un coup de foudre pour
l'ancienne maison de campagne de Max Fourny où s'est
installé le musée. « Je veux enchanter
les gens dans leur visite », confie le président
de l'association. Le cadre exceptionnel de cet ancien corps
de ferme en meulière, entouré d'un parc et d'un
verger, s'y prête à merveille.
Dans les salles d'exposition, de grandes baies
vitrées permettent au regard de se plonger dans le jardin
où les statues fleurissent autour de la pièce
d'eau centrale.
« Max Fourny a eu le mérite
de composer sa collection et de fonder le musée en 1973.
Nous devons construire l'avenir », conclut Daniel
Besseiche.
Carole Lardot
Le Parisien
Yvelines, 29 mai 2001