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Parcours virtuel de l'exposition
« Cités d'ici & d'ailleurs»
Du 20 mars au 16 septembre 2007
Les
cités du monde
La « mondialisation »: mot qui fait rêver
et effraie à la fois. Il est symbole d'ouverture entre
les pays, de tolérance. Et pourtant que de polémiques
autour de ce mot.
Chaque continent, chaque pays est différent et les villes
de ces pays présentent autant de facettes. Cette salle
vous emmène dans un voyage à travers le monde entier,
à la découverte de toutes ces cités: en Europe où les
rues sont calmes et les églises surgissent, en Afrique
où les marchés colorés fourmillent, en Amérique du Sud
où les fêtes ancestrales sont à l'honneur, ou encore en
Chine et en Russie où l'architecture traditionnelle est
encore prégnante.
Dans ce monde où les médias se multiplient, des images
de tous les horizons affluent et permettent à chacun de
percevoir plus ou moins l'apparence d'un pays, sa physionomie.
Mais rien ne vaut le regard d'un artiste pour nous dévoiler
son pays, à la lumière de sa propre sensibilité et de
son expérience. |

Mahmoud SOUA - Tunisie
Le sage dans la ville, non daté
Acrylique sur toile, 55 x 65 cm
Collection Max FOURNY - MIDAN
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Giuliano ZOPPI – Italie
Fuochi di mezzanotte
non daté
Huile sur bois
37 x 25 cm
Collection MIDAN
Dépôt du Musée de Bages
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La cité
de la jeunesse
Au Moyen-Age, la ville de Hamelin est
envahie et dévastée par les rats. Les habitants font alors
appel à un joueur de flûte qui doit ensorceler les rats
et les attirer au son de sa flûte dans une rivière pour
les noyer. Mais la récompense promise par les villageois
ne lui a jamais été versée, et le petit joueur de flûte
s'en alla. Mais il revint deux semaines plus tard, et
ce ne sont plus les rats qu'il attira, mais les enfants
du village.
« Les parents se mirent à la poursuite de leurs enfants
qui s'en allaient à l'aventure, ensorcelés par le petit
homme. "N'allez pas avec lui, revenez avec nous, par pitié."
Dans la ville, ne sont restés que ses gros habitants,
ses greniers, et ses armoires à provisions bien remplies,
protegées par de solides murailles et un grand manteau
de silence et de tristesse.»
Les frères Grimm
Ce conte montre à quel point l'absence d'enfants dans
une ville peut rendre la vie triste, silencieuse, comme
dépourvue de tout espoir.
Dans les villes naïves, les enfants sont omniprésents
et égayent le quotidien de toute la cité. Dans la cour
de récréation de l'école, dans les rues, devant un feu
d'artifice, sur les places enneigées, ils essement leur
gaieté communicative.
Le temps d'une oeuvre, les artistes se sont replongés
dans leur enfance pour nous faire partager les rires et
les joies de ces jeunes citadins, habitants de la cité
au même titre que les adultes. |
La
vie dans la cité
« Les hommes se
rassemblent dans les villes pour vivre. Ils y restent
ensemble pour jouir de la vie. »
Aristote
« Une ville finit par être une personne »
Victor Hugo
La ville est un corps humain qui a une âme. Chaque ville
est un être vivant. Elle semble elle-même respirer, bouger,
croître, naître, mourir, réagir, se protéger, digérer,
s'endormir, s'aimer, se partager... La cité est un grand
champ de spectacle incessant avec ses images pittoresques,
ses situations et ses personnages, inspirant les artistes
naïfs.
Dans chaque quartier, nous découvrons ainsi les boulevards
animés, peuplés de passants, de véhicules et le quotidien
des fleuristes, des épiciers marocains, des enfants sortant
de l'école ou des citadins pressés. Une course cycliste,
une fête, un défilé autant d'événements attirent l'attention
des passants, formant la foule dans la rue. Un trésor
imprévu nous attend chez un bouquiniste. Les touristes
photographient des momuments. Une rencontre sentimentale
commence. Un violoniste égaie la ville. La nuit tombante,
de passionnels danseurs de Tango nous offrent une charmante
scène au coin de la rue. Les fenêtres des maisons, des
immeubles nous dévoilent la vie quotidienne d'intérieur.
Certains artistes naïfs ne présentent pas seulement la
vie gaie et heureuse, mais aussi un autre côté de la vie
comme un cortège funéraire aux couleurs vives et naïves.
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Viviana PICHTOWNIKOW
Argentine
Coin de tango
1997
Huile sur toile
50 x 40 cm
Collection MIDAN
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Henri BRUEL
France
La cité céleste
non daté
Huile sur toile
65 x 46 cm
Collection Max FOURNY - MIDAN |
Les
cités imaginaires
Villes imaginaires et
utopiques apparaissent très tôt dans la littérature.
Thomas More publie, en 1509, Utopia, nom donné
à sa cité utopique. A sa suite, de nombreux
auteurs inventent à leur tour des villes utopiques.
Toutes ces cités possèdent des traits communs
: la croissance y est limitée afin de conserver
un certain équilibre, le plan de ville est cadré,
l'organisation sociale y est parfaite et tout débordement
en est exclu. Ces oeuvres littéraires sont produites
en réaction à l'organisation de l'époque
où la surpopulation et les ruelles insalubres moyen-âgeuses
se faisaient encore sentir.
De telles utopies peuvent encore être
valables de nos jours. Mais les naïfs, loin des cités
imaginaires sans surprises, préfèrent créer
des espaces oniriques, en dehors de toute matérialité.
Ainsi, ces cités sont souvent isolées -sur
de petites îles à dimension humaine, sur
la lune ou encore sur un arbre- et peuvent revêtir
une dimension divine.
Mais d'autres naïfs, loin de se couper de la réalité,
préfèrent changer certains détails
du quotidien pour faire de la ville un espace rempli d'humour.
Les artistes vous invitent à vous
évader un temps et à parcourir ces mondes
imaginaires comme autant de rêves. |
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